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En Suisse et à l’échelle planétaire, le déploiement de l’infrastructure «5G» soulève de grandes questions relativement à son impact sur la santé humaine et environnementale. Alors que la planète est déjà sous pression, que le réchauffement climatique et l’effondrement biologique doivent figurer au rang des priorités à tous les niveaux, il est de la plus haute importance que l’humanité apprenne à faire preuve de discernement en matière d’évolution technologique.
Tout ce qui est développé en laboratoire ne doit pas être vendu. Toute innovation n’est pas bonne à prendre.
Les connaissances ont été acquises depuis plusieurs décennies maintenant sur l’impact biologique des fréquences des ondes de radiocommunication (il est bon de se rappeler comment celles-ci ont été établies à l’origine !… comme s’il s’agissait d’un simple gâteau à partager!). Passer à une échelle massivement supérieure par rapport à ce qui existe déjà (3G, 4G, CEM divers…) pour permettre l’interconnexion des objets et autres applications principalement dédiées au «confort des pays riches» comme pourrait  dire Greta Thunberg, serait simplement inexcusable.
Au contraire, il est temps de prendre au sérieux les dommages infligés au vivant depuis trop d’années déjà par des technologies irréfléchies déployées à grande échelle qui ajoutent au stress chimique (toxiques, déchets,..) et écosystèmique de la planète et génèrent déjà des coûts énormes sur la santé humaine. Pour ne prendre que deux exemples: le métabolisme du sucre ainsi que le fonctionnement du cerveau seraient perturbés au point que les épidémies de diabète et de mal-être psychiques grandissants dans les pays développés peuvent être directement corrélés avec l’exposition humaine aux radiofréquences.

Concernant les applications, les bénéfices attendus de l’Intelligence Artificielle pour libérer l’humain des tâches dont il espère ou est supposé se défaire pour pouvoir «se consacrer à l’essentiel», sont plutôt à l’inverse de ce que l’on peut appeler développement humain puisque tant le volume du cerveau humain que ses aptitudes cognitives seraient à la baisse, en lien avec le développement de ces technologies.

J’effectue moi-même des recherches dans le domaine des systèmes intelligents, des  agents autonomes et de l’intelligence collective artificielle depuis plus de 30 ans.
Les connaissances acquises dans ces domaines sont immenses. Elles ont révolutionné nos vies et ont contribué à un incroyable développement de nombreux domaines scientifiques et techniques.

Toutefois, l’humain et la vie doivent primer sur les bénéfices escomptés des technologies dérivées.

De plus, il faut découpler l’informatique elle-même, des infrastructures de communication qu’elle utilise. La radiocommunication, sous la forme où elle nous est proposée, n’est aucunement un passage obligé pour la cybersociété. D’autres supports sont possibles telles les infrastructures basées sur la fibre optique, et la recherche délibérée d’alternatives biocompatibles et écologiques est totalement ouverte puisque pratiquement pas financée jusqu’à présent.

Il ne s’agit en aucun cas de retourner à l’âge pré-cybernétique, mais de faire preuve de discernement et de sagesse en apprenant à se montrer bienveillants envers la vie.

Tout comme la médecine, qui selon le premier précepte d’Hippocrate, est de ne pas nuire, toute activité scientifique se doit en premier lieu de  coopérer avec l’intelligence de la vie, d’accompagner les processus biologiques et le développement de la conscience, et non pas stresser à outrance les organismes et les systèmes au point qu’ils s’effondrent.
A mon sens d’ailleurs, une discipline qui se développe sans égards pour le potentiel intrinsèque de la vie ne peut pas être considérée comme science. La vocation première de la science est d’être une réponse à l’émerveillement humain face au mystère de la vie et du cosmos, ensuite de construire des connaissances nous permettant de communiquer entre humains et de comprendre pour mieux vivre, typiquement dans la sécurité, l’harmonie et la joie d’être humain.
Les motivations derrière la promotion de la 5G sont tout autres je le crains. Bien plus un appétit au profit, une poursuite de la course à la domination des uns sur les autres et à l’illusion du confort en lieu et place de plénitude, eux-mêmes réponses aux cercles vicieux du quotidien qui nous conduisent de frustration en frustration à la compensation.
Il est temps de passer aux cercles vertueux … et à l’eumanité.